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INNOVATORS VS COVID-19

Creative Slashers : l’innovation à l’aide des oubliés du digital

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Audrey Rochas Creative Slashers scaled

Rencontre avec Audrey Rochas, CEO, Creative Slashers.

Tout d’abord, comment allez-vous et comment va votre famille en ces temps de COVID-19 ?

Audrey Rochas : Merci pour cette attention. J’ai beaucoup de chance : mes proches vont bien et nous n’avons pas été touchés, en tout cas pas avec de lourdes conséquences. Après, nous faisons tous très attentions et n’avons pas attendu les annonces du gouvernement pour porter un masque !

Parlez-nous de vous, de votre carrière et de la manière dont vous avez créé ou rejoint Creative Slashers

Audrey Rochas : J’ai eu plusieurs vies, et je continue sur cette lancée. J’ai commencé un parcours dans le paramédical pour me rendre compte que cela ne me plaisait pas, et j’ai après trois ans bifurqué vers la communication. J’avais deux atouts : je suis bilingue en anglais et je me suis intéressée très tôt au digital (je créais des sites – attention, html et css, pas de développement !) dès 2000. Disons que ça a ouvert quelques portes. J’ai monté une première entreprise en 2006, que j’ai dû fermer en 2009, et après un petit tour par le salariat j’ai relancé un projet, Creative Slashers, en 2013. A l’origine, j’étais avec un ami, auto-entrepreneur lui aussi à l’époque, et nous allions dépasser le plafond annuel, alors… Ça nous est apparu comme un signe : il fallait nous lancer !

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Comment Creative Slashers innove-t-elle?

Audrey Rochas : Creative Slashers a bien évolué depuis 2013 : d’agence digitale concevant des sites, nous avons pris le tournant du conseil et de la formation (la transmission est très ancrée chez nous). Comme nous nous adressions essentiellement à de petites entreprises au début, nous avons dû faire preuve de patience, de pédagogie, mais surtout imaginer des solutions simples et peu coûteuses pour nos clients. Aujourd’hui, nous développons des projets en interne sur différentes thématiques : l’éducation, la RSE, l’empowerment…

Notre petit dernier s’appelle Book It Take It : une plateforme proposant une présence digitale aux commerces de proximité sans les lancer sur un site – qui représente un certain investissement – tout en leur permettant de garder le contact avec leurs clients même si leur boutique est fermée. Nous fournissons aux commerçants un QR code à poser sur leur vitrine. Comme ça, on retrouve le côté spontané du client qui passe devant la boutique et souhaite s’informer. En un scan, il arrive sur une page avec toutes les informations lui permettant de contacter le commerçant.

Comment la pandémie COVID-19 a-t-elle affecté Creative Slashers et comment gérez-vous cette crise?

Audrey Rochas : Nous avons la chance d’avoir des clients qui nous suivent et ne nous ont pas lâchés malgré le contexte. Cependant, nous avons vu des projets être reportés ce qui a tout de même eu un impact sur notre chiffre d’affaires. Et c’est dans ce genre de situation qu’on apprécie d’avoir bien géré sa trésorerie ! Aujourd’hui, nous continuons à suivre nos clients, nous concevons de nouveaux projets (comme Book It Take It) et préparons la suite. Nous avons aussi dû renoncer à certains projets qui ont été mis en standby pour le moment.

Avez-vous dû faire des choix difficiles et quelles sont les leçons apprises?

Audrey Rochas : Nous avons été confrontés à un choix compliqué : lorsque le confinement a été déclaré, nous venions d’embaucher un alternant. Les premiers mois, nous ne l’avons vu que par caméra interposée. Cela nous a rappelé qu’il fallait être capable d’efficacité et de concision pour ne pas perdre des heures sur Zoom. Il a également fallu repenser l’accompagnement, au sein-même de notre équipe ! Quant aux choix difficiles, chaque projet que nous avons reporté a fait l’objet d’une réflexion longue et douloureuse : quand on a envie de lancer quelque chose, quand on y croit, c’est un vrai crève-cœur.

Comment gérez-vous le stress et l’anxiété pendant cette période et comment vous projetez-vous, vous et Creative Slashers dans le futur?

Audrey Rochas : Au risque de donner une réponse très basique : le yoga. Je le pratique depuis plusieurs années, mais j’avais plutôt tendance à faire des séances de 25-30 minutes. Je suis passée à des séances d’une heure, pour vraiment lâcher prise et me déconnecter. En interne, nous avons eu quelques déprimes à gérer ; pas toujours évident, surtout dans une petite structure. En tant que chef d’entreprise, on se sent très inutile tout à coup car même en voulant aider on n’en a pas les moyens. Mais c’est aussi une leçon : nous avons opté pour un rythme différent, priorisé les projets et rendus, et là nous préparons les fêtes de fin d’année. Nous prenons également le temps de repenser nos offres, nos outils et de tester des solutions. Nous avons pris le virage de la RSE il y a déjà plusieurs mois, mais cela restait confidentiel. Il est temps de rendre cela officiel et de communiquer dessus !

Qui sont vos concurrents et comment comptez-vous tirer votre épingle du jeu ?

Audrey Rochas : Nous avons à la fois beaucoup de concurrents sur la partie conseil digital (toutes les agences digitales et freelances en consulting) et très peu compte-tenu de nos expertises. Nous sommes spécialisés dans la gamification, encore méconnue en France même si le terme est souvent utilisé parce qu’il est devenu tendance. Notre force est que nous avons des connaissances académiques sur le sujet (je prépare d’ailleurs une thèse sur la gamification), une bonne connaissance de l’univers du jeu (et pas que du gaming) et une vision white hat qui s’intéresse à l’empowerment des utilisateurs, pas aux mécaniques addictives. J’espère que nos futurs clients et partenaires verront cela comme un atout et nous ferons confiance.

Un mot de la fin ?

Audrey Rochas : Sans sous-estimer les drames que cette crise a pu causer, elle a eu l’avantage de ralentir un peu le rythme. C’est le moment pour les spécialistes (du digital, de la formation, du conseil) de faire monter dans le train les oubliés du digital pour leur permettre de réinventer leur activité sans la dénaturer. J’ai envie de croire que nous allons repenser, tous ensemble, un autre modèle, plus responsable et durable.

Liens utiles :

Audrey Rochas : www.creativeslashers.com

www.biti.store

 

Co-Founder & COO di Startup.info, appassionato del mondo Innovazione e Startup.

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