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Comment financer le besoin en fonds de roulement

Erwan Coatnoan de Kerdu

Publié

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fonds de roulement

Le besoin en fonds de roulement de l’entreprise

Le BFR est un élément important de la gestion et du pilotage de l’entreprise. Il est attenant à la dimension cash de l’entreprise et nécessite donc une attention particulière. Une mauvaise gestion du besoin en fonds de roulement peut littéralement mener une entreprise à perte. Et elle peut même faire mourir une entreprise pourtant en « bonne santé » (rentable). Une crise liée au financement du BFR peut tout à fait être compatible (et même liée) à une forte croissance de l’activité de l’entreprise.

La gestion et le financement du besoin en fonds de roulement nécessitent la prise en compte de plusieurs aspects de l’entreprise. On retrouve donc la gestion des relations avec les fournisseurs et les clients ainsi qu’avec les fournisseurs.

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Le Besoin en Fonds de Roulement

Le besoin en fonds de roulement se définit par la différence entre les besoins d’exploitation et les ressources d’exploitation dont dispose l’entreprise. On peut donc l’imager par la formule suivante :

BFR = (stocks + créances clients) – (dettes fournisseuses, dettes sociales et fiscales).

Si le résultat est négatif, alors le besoin en fonds de roulement l’est aussi, ce qui signifie que l’entreprise est autofinancée. Dans le cas inverse, le besoin en fonds de roulement est positif ce qui signifie que l’entreprise a un besoin.

Cela va sans dire, l’entreprise n’est pas figée. Le BFR évolue dans le temps. Sa diminution ou son augmentation entre deux dates vont respectivement créer de la trésorerie excédentaire ou de nouveaux besoins de financement. Et ce, sur chacune des périodes considérées. Il faut donc être attentif et réactif au financement du BFR.

Anticiper : une nécessité

Il ne faut pas se le cacher : la plupart des solutions proses dans la précipitation sont souvent source d’insatisfaction. Le besoin en fonds de roulement est ce que l’on appelle un élément structurant et substantiel de l’activité de la société. Ainsi, certaines activités vont naturellement présenter un BFR négatif (comme les supermarchés). D’autres vont en revanche être constamment en recherche de financement à court terme.

Les dirigeants d’entreprise se doivent donc d’anticiper au mieux les besoins de l’entreprise en gardant un œil attentif sur son plan de trésorerie. S’ils n’ont pas une vision correcte des besoins prévisibles du BFR, une crise de trésorerie peut rapidement survenir. Cette dernière peut parfaitement mener une entreprise jusqu’au dépôt de bilan et à une mise sous mandat ad hoc de la société. Et avec cela, toutes les mauvaises publicités et des difficultés qui vont avec.

Le financement du BFR

Les besoins à court terme

L’entrepreneur se voit donc offrir plusieurs options financières pour ses besoins à court terme. Elles peuvent être appliquées de façon opportuniste (situation non prévue) ou dans le cadre d’un schéma annuel et reconductible.

  • Le compte courant d’associés : solution pouvant être appliquée de manière répétée et qui permet la sollicitation des actionnaires. Les sommes prêtées sont rémunérées à taux légal et peuvent servir à un financement « bridge ». Les fonds mobilisés de cette façon permettront une grande flexibilité de remboursement.
  • La mobilisation de factures ou créances clients : avec l’affacturage, il est possible d’obtenir avec un contrat cadré la mobilisation des créances auprès d’une factory. Il va ainsi avancer à court terme le montant des créances, et généralement sans plafond. En contrepartie, dois être identifiée comme solvable. L’opération peut ainsi se faire avec ou sans cession de créances. Le montant versé ne correspondra pas à la totalité de l’encours puisqu’il y sera déduit des commissions. Outre l’affacturage, il existe la loi Dailly qui permet une cession de créances pour des montants plafonnés. La société reste néanmoins responsable et comptable du total recouvrement des sommes.
  • Le découvert bancaire : le besoin peut éventuellement être ponctuel et mis en place spécifiquement, sans toutefois de garantie de succès. La meilleure issue propose une autorisation de découvert acceptée avec un certain plafond. Néanmoins, les banques ne le proposent pas souvent puisqu’il n’y a aucun actif tangible à mettre en face de ce financement de BFR. Certains établissements publics français proposent des systèmes d’abondement basé sur les crédits bancaires. Ils permettent notamment de gérer certains besoins provenant de l’activité, mais aussi de la croissance du BFR qui y est ainsi directement liée.

Les besoins à long terme

Une solution intéressante est existante lorsqu’il s’agit de financer le BFR sur le long terme : le crowdlending. C’est effectivement le cas si le financement accordé n’est pas lié à des actifs tangibles sur le plan juridique (au contraire des banques). Il est donc possible pour les entreprises de monter un dossier de crédit professionnel via ce système, et qui est fondé sur ses cash-flows. Il doit également être calibré afin de faire face aux besoins de trésorerie liés au cycle d’exploitation et donc possiblement au financement du BFR.

Le financement d’une activité, quel qu’il soit, entraîne indubitablement des avantages, des contraintes et surtout, un coût. C’est donc aux chefs d’entreprises de définir les meilleures options afin d’assurer la pérennité à leurs activités.

Une dernière option existe. Il s’agit des financements à long terme de type « private equity ». Ils peuvent être utiles dans le financement du BFR ainsi que dans une optique de croissance de l’entreprise. Néanmoins, ils correspondent à un stade de développement des sociétés déjà matures et nécessitent de céder une part du capital à des investisseurs. Ce qui peut, à terme, impliquer la gouvernance même des entreprises.

Articles en anglais du même auteurErwan Coatnoan de Kerdu, Author at Startup Info

 

Erwan COATNOAN DE KERDU est reconnu comme expert du Capital Immatériel, créateur d’Intangible Capital Value. Son expertise est à la fois pointue et internationale. Il a notamment été choisi pour diriger l’Office Européen de l’Intelligence Économique et l’Institut pour le Financement de la Recherche en France. En 2012, la région Ile-de-France lui demande de participer au schéma régional de l’Intelligence Économique pour protéger les TPE et le PME en France. Depuis 2015, l'agence ICV® évalue le potentiel de croissance des entreprises. Ses actions (Valorisation, Sécurisation, Startup, Fonds Propre et Financement pour le référencement) apportent de la transparence aux entreprises, aux investisseurs et aux entrepreneurs. Les innovations de demain ayant les plus forts potentiels sont valorisées et modélisées afin de soutenir les entreprises dans leur développement.

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