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INNOVATORS VS COVID-19

“Vraiment motivant de voir que l’équipe a été à la hauteur du challenge”. Interview de Geoffrey Bruyère, Fondateur de BonneGueule

Geoffrey Bruyere BonneGueule

Tout d’abord, comment allez-vous et comment va votre famille en ces temps de COVID-19 ?

Geoffrey Bruyère: Tout va très bien à titre personnel, merci. J’ai l’impression de passer entre les gouttes, ne connaissant pas directement de malades. Mais je mesure bien que c’est une chance car certains de mes collaborateurs se sont beaucoup inquiétés pour des membres de leurs familles qui étaient dans un état de santé critique.

Parlez-nous de vous, de votre carrière et de la manière dont vous avez créé ou rejoint BonneGueule

Geoffrey Bruyère : Après quelques courtes années dans le conseil en stratégie marketing, j’ai fondé BonneGueule aux côtés d’un ami, Benoît Wojtenka. Et puis l’entreprise a grandi après année après année, parfois de manière très forte. BonneGueule est aujourd’hui la 1ère marque digitale de mode masculine en France, ainsi qu’un réseau de boutiques expérientielles à Paris, Lyon et Bordeaux. Rentable et en forte croissance, l’entreprise compte 45 collaborateurs. C’est également le principal média de mode masculine en Europe avec 5M d’utilisateurs par an, et un objectif d’apprendre aux hommes à consommer moins, mais mieux.

Comment BonneGueule innove-t-elle?

Geoffrey Bruyère: BonneGueule était au début… un simple blog. Et en 2014, c’était vu comme assez innovant de lancer sur cette base une marque de vêtements pour hommes, ce qu’on appelle aujourd’hui D.N.V.B. (ou marque digitale) dans le monde de l’entrepreneuriat. Nous avons aussi été parmi les premiers à remettre au goût du jour des savoir-faire anciens avec les outils du digital. Nous dénichons des matières naturelles de qualité, souvent chez des Entreprises du Patrimoine Vivant ou leurs homologues européennes et japonaises : étoffes de Biella, denim selvedge d’Okayama, draps de laine du Tarn, lin de Belgique… Et nous les confions à des ateliers européens parfois centenaires pour donner vie à notre collection. Il y a une personne et une alchimie avec un territoire derrière chacune de nos pièces, et notre média met en valeur leurs histoires sur notre site Web. C’est quelque chose qui nous différencie beaucoup.

Comment la pandémie COVID-19 a-t-elle affecté BonneGueule et comment gérez-vous cette crise?

Geoffrey Bruyère: En tant que marque digitale qui possède aussi des boutiques physiques, nous avons dû les fermer pendant le confinement et pratiquer intensivement le chômage partiel. Cela a été quelque chose de très frustrant, tant d’un point de vue économique que d’un point de vue humain (c’était difficile pour beaucoup de ne plus travailler et de tourner en rond chez eux, au-delà de la perte de pouvoir d’achat). Le chiffre d’affaires en e-commerce a aussi été très fortement dégradé pendant plusieurs mois, tout comme notre circuit de production. On a été contraint de trouver pas mal de solutions à chaque nouveau problème. C’était un peu usant, mais en même temps vraiment motivant de voir que l’équipe a été à la hauteur du challenge.

Avez-vous dû faire des choix difficiles et quelles sont les leçons apprises?

Geoffrey Bruyère : Oui, il y a eu pas mal de mesures difficiles qu’il a fallu bien expliquer aux équipes pour qu’elles soient acceptées. Pas de licenciements économiques heureusement, mais des réductions de budget, des ralentissements des projets, et un dispositif de chômage partiel parfois un peu lourd. Mais ce que j’en retiens, c’est la qualité des personnes, du dialogue qu’on peut avoir avec eux, et de leur intélligence et motivation quand il faut trouver ensemble des solutions.

Comment gérez-vous le stress et l’anxiété pendant cette période et comment vous projetez-vous, vous et BonneGueule dans le futur?

Geoffrey Bruyère : J’ai fait beaucoup de vélo, le chemin de Compostelle en entier (1550km depuis le Puy-en-Velay, ou bien encore le chemin de Stevenson dans les Cévennes (290km de VTT). J’en avais vraiment besoin après 9 mois de travail sans congés, et de nombreux week-ends qui n’en étaient pas ! Je reviens plein d’énergie et de pensées positives pour le futur. Le contexte sanitaire est toujours un sujet bien présent, et qu’il faut prendre en compte, mais une entreprise et une équipe comme celle de BonneGueule a tout ce qu’il faut pour continuer de grandir de manière saine.

Qui sont vos concurrents et comment comptez-vous tirer votre épingle du jeu ?

Geoffrey Bruyère: Nos concurrents sont les marques de l'”ancien monde,” celles qui soldent des produits de mauvaise qualité à outrance, sont opaques sur la fabrication de leurs produits, mettent la pression commerciale à leurs clients quand ils arrivent en boutique. Pour faire la différence, que ce soit en tant que marque, ou en tant que média, nous aidons les Hommes à consommer moins mais mieux, selon leur style et leurs convictions. Nous tissons avec eux une expérience de mode humaine (marque incarnée, réponses publiques à tous les messages des internautes, transparence sur notre modèle économique, nos marges, nos salaires…) et innovante (démarches participatives, coaching gratuit en boutique, conseillers bien rémunérés et récompensés sur la base de la satisfaction client…).

Un mot de la fin ?

Geoffrey Bruyère: Prenez soin de vous 🙂

Liens utiles :

Site web : shop.bonnegueule.fr

 

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