La première édition du concours « Startup africaine de l’année 2017″organisée par Bonjour Idée et OCP a pris fin le 27 janvier dernier. Nous avons interrogé les membres du jury de cette première édition africaine sur les raisons de leur engagement en faveur des startups africaines.

Voici les réponses d’un des membres du Jury, Noël Albertus, Directeur général de PwC Advisory Maghreb et Afrique francophone :

Pourquoi avez-vous fait le choix de soutenir les startups africaines à travers le concours de la Startup Africaine de l’Année 2017 ?

Notre participation à ce concours témoigne de l’engagement de PwC en Afrique d’une part et auprès des start-up, d’autre part.

Présent en Afrique depuis plus de 40 ans, PwC compte aujourd’hui plus de 9 000 collaborateurs dans 34 pays, dont 1 000 intervenants dans 23 pays francophones d’Afrique.

PwC accompagne les entreprises privées, les institutions financières, les gouvernements, les organismes publics et les nouveaux champions africains, pour les aider à se développer sur le marché africain et international et à faire face à leurs défis. En outre, en 2014, PwC a créé un Hub Afrique basé à Casablanca dédié aux activités de Conseil, et annoncé un investissement de 200 millions d’euros dans ces activités sur le continent, dont 50 millions pour le Maghreb et l’Afrique francophone. PwC a désormais également le statut CFC (Casablanca Finance City).

Ces investissements traduisent non seulement notre confiance dans le développement de l’Afrique mais également notre volonté d’être à la fois acteur et partenaire de ce développement.

Nous soutenons l’innovation et les start-up car nous sommes persuadés que l’innovation est l’un des facteurs majeurs du développement et de la transformation du continent. Selon notre récente étude « Disrupting Africa : riding the wave of the digital revolution », le digital révolutionne le quotidien des populations africaines tant au niveau économique que social. Nous ne comptons plus les projets innovants qui bouleversent la donne dans des secteurs divers et variés.

Ainsi, l’émergence du mobile banking apporte à des millions d’africains de nouvelles solutions de paiement là où le taux de bancarisation faisait jusqu’alors cruellement défaut. Aujourd’hui, cette solution donne accès à des achats qui nécessitaient hier encore un compte bancaire.

Demain la blockchain transformera encore plus profondément le secteur financier, promettant de sécuriser, de réduire les coûts  des transactions, tout en facilitant les échanges monétaires entre particuliers et entreprises. Les effets de cette technologie seront également perceptibles dans des domaines divers comme la traçabilité des produits, ou encore la certification des contrats immobiliers à l’image de ce que le Ghana souhaiterait entreprendre.

L’innovation permet également de contourner les contraintes liées aux infrastructures, à l’instar de ce qu’il se passe actuellement au Rwanda où le gouvernement vient d’autoriser la livraison de poches de sang via des drones au bénéfice des malades situés dans les zones isolées.

Favorisant l’émergence d’un nouveau modèle d’intégration, ce changement en cours remodèle le marché de l’emploi mais également l’éducation en permettant à une plus grande partie de la population d’y accéder.

L’Afrique ne montrerait pas ce visage prometteur sans l’apport des start-up, porteuses de projets et d’idées innovantes.

Les start-up croient en leurs rêves et grâce à leur énergie parviendront à changer la vie de millions de personnes en transformant certains pans de l’économie informelle secteurs économiques à part entière. Il est très important pour PwC d’être acteur de ce changement majeur en étant présent à leur côté.

 

Pensez-vous que la participation d’une start-up au concours peut influencer son développement ? Si oui, pourquoi ?

Bien sûr ! Il me semble essentiel que les start-up saisissent l’opportunité de participer au concours Start-Up of the Year – Africa et ce pour de multiples raisons.

Le concours offre tout d’abord une visibilité et médiatisation incomparables en Afrique et bien au-delà.  Plus de 22 millions de vues du concours sur les réseaux sociaux, 646 000 vues de la page du concours, plus de 160 articles de presse dans 33 pays… et tout cela gratuitement ! Pour une start-up, à la trésorerie souvent réduite, cela serait vraiment dommage de se priver de ce formidable accélérateur médiatique !  La participation au concours de partenaires grands groupes internationaux rejaillit également directement sur les start-up. Il n’est effectivement pas si simple pour une start-up d’être connectée simultanément à PwC, Microsoft, Engie, OCP, SNCF, pour ne citer qu’eux. En outre, concernant PwC plus particulièrement, nous avons un rôle majeur à jouer pour faciliter les connexions entre les start-up et les grands groupes que nous connaissons bien et auxquels elles n’ont pas toujours accès. Ce sont également les futurs clients des start-up ; il est donc essentiel que nous puissions contribuer, voire organiser le rapprochement entre ces deux types d’acteurs désormais incontournables du développement économique, au bénéfice de chacun.

Enfin, il me semble important de souligner que les start-up finalistes peuvent échanger avec les membres du Jury lors de leur audition et bénéficient ainsi de précieux conseils à la fois professionnels et bienveillants.

Au-delà du concours « Startup Africaine de l’année 2017 », votre entreprise a-t-elle d’autres formes de soutien aux startups ? 

Chez PwC, nous croyons à  l’esprit start-up ! Nous accompagnons dans le monde les start-up dans toute la diversité de leurs activités d’innovation, à chaque stade de leur développement et quels que soient leurs besoins.

En France notamment, à travers notre offre Smart Up regroupant toutes les compétences de PwC (conseil en structuration juridique, back-office comptable et financier, fiscalité, stratégie, levée de fonds…), nous avons adapté notre offre aux spécificités des start-up tout en leur faisant bénéficier de la puissance de notre réseau mondial et du savoir-faire que nous apportons à nos clients plus traditionnels, les grands groupes.

Nous incubons également des projets en création dans notre incubateur Divn. Enfin, par le biais du PwC Accelerator, nous permettons aux start-up d’accélérer leur croissance en favorisant leur accès aux marchés étrangers et à nos clients internationaux.

Après 2 éditions françaises, Startup de l’Année s’est exportée en Afrique. Qu’attendiez-vous de cette édition ? Vos attentes, se sont-elles confirmées ?

Je suis fier que PwC ait participé aux prémices de ce concours en tant que partenaire pour la 2e année consécutive de la start-up de l’année organisée par Bonjour Idée, et honoré d’avoir pris part à cette première édition africaine. PwC est ravi de suivre Bonjour Idée dans son développement au bénéfice des start-up.

La portée du concours (plus de 550 start-up candidates) et la très importante médiatisation que j’ai évoquée ci-avant ont plus que satisfait nos attentes. Ce concours a permis de mettre en lumière la très grande richesse des innovations en Afrique où l’innovation technologique côtoie l’innovation frugale. Il a mis en lumière un foisonnement de projets proposant des solutions pour répondre aux grands défis du continent (l’agriculture, l’éducation, l’accès à l’eau et à l’énergie, la lutte contre la corruption, la sécurisation de la propriété immobilière, le micro-crédit…). En outre, je tiens à souligner la grande qualité des dossiers étudiés par le Jury.

Tous ces éléments sont véritablement encourageants et porteurs d’espoir pour le développement économique de l’Afrique.

Si vous aviez un conseil à donner à tous ceux et celles qui se lancent dans le développement d’une startup, quel serait-il ?

En tant que responsable de l’activité Conseil de PwC pour l’Afrique francophone et le Maghreb, c’est un peu mon métier de formuler des recommandations ! A l’adresse des start-up, il est à mes yeux essentiel de les encourager à s’entourer le mieux possible et ce, très tôt dans leur développement. Elles seront ainsi déjà « en ordre de marche » lorsque viendra le moment d’accélérer rapidement leur développement.

La relation d’une start-up avec ses partenaires est une relation de confiance qui s’inscrit dans la durée. Mieux vaut l’initier le plus tôt possible et grandir solide. Avec l’offre Smart Up, PwC veut construire cette relation avec les start-up.

 

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Anna BOCHKAREVA

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