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INNOVATORS VS COVID-19

Entre presse en ligne et communication digitale : Worldcrunch à l’assaut de l’économie de l’attention !

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Jeff Israely Worldcrunch

Interview de Jeff Israely, Cofondateur de Worldcrunch : la couverture de l’actualité internationale en anglais depuis « là où ça se passe ». 

Tout d’abord, comment allez-vous et comment va votre famille en ces temps de COVID-19 ?

Jeff Israely : J’ai de la chance : mes proches et moi-même allons bien. Et malgré quelques difficultés (comme par exemple vivre et travailler à plein temps dans un petit appartement parisien — à quatre, dont deux adolescents !) nous avons tous su nous adapter. La clé : un WiFi digne de ce nom…

Bien sûr le deuxième confinement, c’est un autre défi.

Parlez-nous de vous, de votre carrière et de la manière dont vous avez créé ou rejoint Worldcrunch

Jeff Israely : Je suis un journaliste américain, arrivé en Europe il y a plus de 20 ans. J’ai été chef de bureau à Rome et à Paris pour le TIME, notamment. C’est à Paris que j’ai décidé de créer Worldcrunch en 2011, avec Irène Toporkoff, entrepreneure du digital.

En France, tout le monde connaît le Courrier International. Ce concept, ce format de média existe dans d’autres langues mais n’existait pas en langue anglaise. Worldcrunch, en un mot, c’est ça : la couverture de l’actualité internationale en anglais depuis « là où ça se passe ».

En tant que journaliste, ma principale préoccupation était de rendre mon papier dans les temps ; depuis que j’ai créé Worldcrunch, mes préoccupations en tant qu’entrepreneur sont très différentes ! Et je trouve ça passionnant.

Comment Worldcrunch innove-t-elle?

Jeff Israely : Le premier défi, c’est d’arriver à trouver son modèle économique à l’ère d’Internet et d’une certaine perte de confiance dans les médias traditionnels.

Et côté contenu, il y a aussi toute une démarche d’innovation en continu : pour raconter de façon toujours plus créative, pour mieux transmettre l’information à des gens toujours plus occupés, toujours plus connectés.

Comment la pandémie COVID-19 a-t-elle affecté Worldcrunch et comment gérez-vous cette crise?

Jeff Israely : La nature-même de notre média fait que depuis notre lancement, nous travaillons avec des contributeurs dans le monde entier. Nous avons donc déjà eu l’occasion d’adopter un bon nombre de méthodes de travail à distance, ce qui a facilité le passage au télétravail à 100% de la rédaction parisienne en temps de confinement. Bien sûr, il nous a fallu encore améliorer nos processus de collaboration virtuelle, en l’espace de quelques jours.

Cela dit, le rapport humain entre les membres de l’équipe nous manque — tant au niveau professionnel que personnel.

Avez-vous dû faire des choix difficiles et quelles sont les leçons apprises?

Jeff Israely : Heureusement, pour le moment, l’entreprise n’a pas trop eu à subir de conséquences négatives de la crise — mais nous restons toujours prudents et attentifs à la conjoncture économique et aux effets de la deuxième vague de la pandémie…

Côté éditorial, cette crise sanitaire mondiale est aussi pour nous la confirmation de la valeur ajoutée de notre media, par la couverture des points de vue locaux que nous apportons pour un lectorat global. Et plus que jamais, nous nous sommes rendus compte de la nécessité d’être bien entouré : par une équipe de journalistes, bien sûr, mais aussi par une tech team capable de réaliser des changements en quelques heures, par des actionnaires qui prennent le temps de demander et de donner des nouvelles, par des clients qui échangent ouvertement sur leurs problématiques internes dans ce contexte…

Comment gérez-vous le stress et l’anxiété pendant cette période et comment vous projetez-vous, vous et Worldcrunch dans le futur?

Jeff Israely : C’est important de ne pas projeter son propre stress sur les autres membres de l’équipe. Absorber l’incertitude « existentielle » de l’entreprise fait partie du job ; c’est même nécessaire pour que chacun puisse faire son travail dans les meilleures conditions.

Aujourd’hui, notre business model actuel se divise en 3 parties : un site d’info (Worldcrunch.com), une activité d’agence (Worldcrunch Story Lab) et un hub d’innovation. Le défi pour nous, au quotidien, c’est de trouver un équilibre entre ces trois aspects — qui sont liés et en même temps très différents. La leçon principale : quelle que soit l’activité, le futur sera de plus en plus digital. A nous de veiller à ce qu’il soit aussi toujours plus humain.

Qui sont vos concurrents et comment comptez-vous tirer votre épingle du jeu ?

Jeff Israely : En ce qui concerne le média, nous n’avons pas de concurrent direct même si nous évoluons dans la galaxie des médias anglophones généralistes et de qualité. En revanche, nous vivons tous dans « l’économie de l’attention » : donc techniquement, nous sommes en concurrence (amicale !) avec tout le monde. Que ce soit dans le domaine du journalisme ou dans celui de la communication, nous rivalisons les uns avec les autres en nous servant tous des mêmes outils, du même matériau de base, des mêmes méthodes pour capter l’attention des lecteurs, des clients : c’est donc à nous de sortir du lot, en trouvant des solutions toujours plus intelligentes, créatives et sur-mesures pour attirer, conserver, et mériter cette attention.

Un mot de la fin ?

Jeff Israely : L’an prochain, nous fêterons les 10 ans de Worldcrunch… et même si nous avons beaucoup grandi (de nos succès comme de nos échecs), nous nous considérons toujours comme une start up !

Votre site web ?

Jeff Israely : Worldcrunch.com

 

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