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Finance

Comment FINOM simplifie la vie et les activités des entrepreneurs et des travailleurs indépendants pendant la pandémie

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Konstantin Stiskin FINOM 2

 Interview de Konstantin Stiskin, Co-fondateur de FINOM, responsable des activités sous licence, des levées de fonds et du développement commercial.

Tout d’abord, comment vous portez-vous, vous et votre famille, en ces temps difficiles marqués par la COVID-19 ?

Konstantin Stiskin : Lorsque la pandémie a fait son apparition, je vivais avec mon épouse et mes deux enfants à Moscou, et l’hystérie s’est installée. Tout le monde avait très peur du virus. Et puis, au bout d’un moment, le gouvernement russe a décidé d’ignorer tout simplement le problème et la vie et les activités ont repris comme en temps normal. Pendant ce temps-là, ma famille et moi avons déménagé à Chypre, et s’adapter à un nouveau pays en pleine pandémie s’est avéré compliqué. La plupart des établissements sont fermés à Chypre, visiter l’île est impossible et nos proches ne peuvent pas venir nous rendre visite depuis la Russie. Pour couronner le tout, j’ai été infecté par le COVID-19, mais, heureusement, je n’ai pas eu de problèmes de santé majeurs et je ne souffre d’aucune séquelle.

Parlez-nous de vous, de votre carrière, de la manière dont vous avez fondé ou rejoint FINOM.

Konstantin Stiskin : Je m’appelle Konstantin Stiskin et j’ai 31 ans. Je suis né et j’ai grandi à Moscou, et j’ai deux enfants formidables. Je suis l’un des co-fondateurs de FINOM, où je supervise les activités sous licence, les levées de fonds et le développement commercial.

J’ai débuté ma carrière en 2011 et la meilleure offre que j’ai reçue était celle d’un capital-risque baptisé Runa Capital, depuis le capital-risque est devenu ma passion, mon travail et mon passe-temps. Depuis, j’ai travaillé dans de nombreux secteurs différents, et mes investissements et activités entrepreneuriales les plus fructueux ont été dans la fintech, la génétique et les marchés. Je participe d’ailleurs directement à plusieurs entreprises technologiques en tant que membre du conseil d’administration, comme Genotek, par exemple. C’est une société russe de premier plan dans le domaine des tests génétiques.

Comment FINOM innove-t-elle ?

Konstantin Stiskin : FINOM est une plateforme financière, conçue par une équipe d’entrepreneurs et de travailleurs indépendants qui savent personnellement ce qu’implique la gestion d’une entreprise prospère de toute taille dans n’importe quel secteur. FINOM fournit des services en France, en Allemagne et en Italie. Je suis convaincu que nous faisons bien plus qu’innover : nous « rénovons » en vue d’incarner la prochaine génération de services financiers B2B. Nous combinons les processus de back-office que les entrepreneurs exécutent chaque jour, en commençant par les activités bancaires, la comptabilité et la facturation. Nos clients peuvent utiliser nos outils quand ils en ont vraiment besoin, sans perdre de temps à patienter et en ayant accès à des fonctionnalités qui ne sont généralement disponibles que pour les grandes entreprises et les sociétés.

Comment la pandémie de COVID-19 affecte-t-elle les finances de FINOM ?

Konstantin Stiskin : Je pense que nous évaluerons les répercussions réelles de la pandémie sur notre entreprise dans 2 ou 3 ans. C’est certain : nos clients cibles, à savoir les PME, les start-ups et les travailleurs indépendants, sont profondément affectés par la crise économique. Beaucoup ont lutté pour survivre car, comme d’habitude, les pouvoirs publics préfèrent généralement soutenir les gros employeurs plutôt que les petites entreprises. Notre mission est de mettre au point des solutions de fintech destinées aux petites entreprises et aux professionnels, qui constituent l’épine dorsale de l’économie en Europe. Je pense que nos solutions ont aidé nos clients à rester dans la course, grâce à des outils commerciaux faciles à utiliser et proposés à un prix raisonnable (voire gratuitement dans certains cas !). Nous avons également investi des ressources conséquentes dans le renforcement de notre programme de remises en espèces, afin d’améliorer les flux de trésorerie de nos clients. Selon le plan souscrit et la façon dont ils utilisent leurs cartes, nos clients peuvent obtenir chaque mois un montant en espèces plus important que le prix de leur abonnement mensuel à FINOM. Je pense que, dans l’ensemble, nous avons aidé de nombreux entrepreneurs et professionnels européens à mener leurs activités sans interruption, en toute sécurité et de manière efficace.

Concernant FINOM, le principal problème posé par le COVID-19 concerne l’efficacité des communications en interne. Gérer 100 personnes faisant du télétravail n’est pas chose aisée. La prise de décisions, surtout les plus difficiles, s’en trouve ralentie. Nous avons abordé ce problème de différentes manières au cours des derniers mois. Par exemple, nous organisons régulièrement des appels avec toutes les équipes pour les informer des principales décisions et des priorités commerciales. Nous menons également d’autres appels, plus informels, comme ceux de type « apéritif » au cours desquels on peut discuter et boire un verre avec des collègues dans une ambiance détendue, ou des appels de type « café avec les fondateurs », où les collaborateurs peuvent poser toutes les questions aux fondateurs, sans se soucier de leurs fonctions respectives.

Avez-vous dû faire des choix difficiles en matière de ressources humaines et, le cas échéant, quels enseignements en avez-vous tiré ?

Konstantin Stiskin : FINOM est une start-up, ce qui veut dire que nous prenons tous les jours des décisions difficiles en matière de ressources humaines. Une start-up investit beaucoup d’argent, elle doit donc pouvoir compter sur les bonnes personnes et sur la bonne structure organisationnelle pour se développer de manière saine. L’année dernière, nous avons réfléchi à la question de savoir si FINOM pouvait tirer parti d’une réorganisation. La décision finale n’a pas été de réduire, mais plutôt de renforcer ce dont nous disposions déjà. Je crois fermement que nos collaborateurs sont notre atout le plus précieux et qu’un bon produit ne peut voir le jour que s’il est créé par des gens heureux.

Comment votre gestion de la relation client a-t-elle évolué ? Utilisez-vous des outils spécifiques pour être efficaces ?

Konstantin Stiskin : Nous avons dès le début adopté une approche du service client basée sur une culture visant non seulement à répondre aux attentes de nos clients, mais aussi à les dépasser. Je pense que la meilleure façon d’y parvenir est que toute notre équipe soit aussi efficace que possible, tout en rendant sa mission quotidienne facile et directe.

Comme toute start-up, nous avons commencé à satisfaire nos clients par le biais de différentes plateformes, telles qu’un système de tickets et une boîte de réception électronique standard et des bases de données partagées. Notre équipe a cependant consacré beaucoup de temps et d’efforts à gérer ce qui semblait souvent être des tâches inutiles.

Au lieu de cela, nous avons mis en place un système CRM interne qui peut s’intégrer à toutes ces plateformes sur mesure, offrant à toutes les équipes de l’entreprise une vue unique de notre client. Cela nous permet de réduire le temps consacré à des tâches moins importantes et de nous concentrer davantage sur les besoins de nos clients, par exemple en répondant aux demandes en quelques minutes seulement !

Avez-vous bénéficié de subventions de la part des pouvoirs publics et, le cas échéant, vous ont-elles aidés à maintenir votre activité ?

Konstantin Stiskin : Non, nous n’avons bénéficié d’aucune subvention de la part des pouvoirs publics. Mais je tiens à signaler que les États européens devraient commencer à envisager un partenariat avec des acteurs technologiques et financiers comme FINOM pour s’assurer que leurs subventions publiques sont attribuées à la bonne cible, réduisant ainsi le risque de gaspillage de l’argent public.

Avez-vous quelque chose à rajouter ?

Konstantin Stiskin : Sans tenir compte de la pandémie actuelle, je pense qu’il n’y a pas de meilleur endroit que l’Europe pour construire l’avenir de l’innovation. L’Europe peut compter sur des talents et des investisseurs, même si elle reste à la traîne par rapport aux États-Unis et à la Chine. Il existe selon moi une forte opportunité de combler l’écart dans les prochaines années. Si l’on compare l’Europe et les États-Unis, par exemple, l’Europe est un marché plus grand, au PIB cumulé plus important.

Votre site web ?

Konstantin Stiskin : https://finom.co/

 

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