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Informatique

PROJEQTOR, le logiciel Libre de Gestion de Projet

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Pascal BERNARD PROJEQTOR

Interview de Pascal BERNARD, Président de PROJEQTOR.

Tout d’abord, comment allez-vous et comment va votre famille en ces temps de COVID-19 ?

Pascal Bernard : On a su échapper à ce satané virus. Mais c’est au prix d’une limitation très forte des interactions sociales. Pas de sorties, pas de vacances, pas de visites de la famille, …

Depuis 1 ans, j’ai ouvert les bureaux en septembre et octobre, et c’est du télétravail le reste du temps.

Parlez-nous de vous, de votre carrière et de la manière dont vous avez créé ou rejoint PROJEQTOR

Pascal Bernard : J’ai passé 24 ans en SSI, ou j’ai assuré le poste de Chef de Projet pendant 10 ans et Architecte de Systèmes d’Information pendant 8 ans.

J’ai une double compétence managériale et techniques, qui me permet de très bien connaître le périmètre de la gestion de projets et les techniques de développements.

Ne trouvant pas l’outil dont j’avais besoin pour gérer mes projets, et après avoir réalisé de petits outils pratiques, mais incomplets, j’ai décidé de réaliser un outil de Gestion de Projet.

Je l’ai réalisé avant tout pour mon besoin, dans l’optique de remplacer toutes les feuilles Excel que je gérais habituellement, mais je l’ai pensé et conçu pour un déploiement en Open Source.

Les premiers développements ont commencé en 2009, et j’ai publié la V1.0 en 2010.

En 2015, j’ai décidé de m’y consacrer à temps plein et j’ai quitté mon emploi salarié pour créer la société PROJEQTOR.

J’étais seul en 2015, nous sommes 7 actuellement.

Comment PROJEQTOR innove-t-elle?

Pascal Bernard : Nous innovons déjà sur le logiciel lui-même.

Le premier point est une approche pragmatique de la gestion de projet : le logiciel est conçu pour des chefs de projets par des chefs de projets.

La roadmap de nos évolutions vient directement des propositions faites par les membres de notre communauté, animée au travers de notre forum qui comporte plus de 11000 inscrits.

Le second point est la fourniture d’un logiciel complet.

Je ne connais pas aujourd’hui d’équivalent en termes de complétude de couverture du périmètre de la Gestion de Projet.

Même les ténors du marché (Primavera, Sciforma) ne font pas mieux, et je ne parle pas du « pourtant » n°1 MS-Project, qui ne couvre que la partie planning.

Mais nous innovons aussi sur le mode de déploiement.

Nous avons opté sur un mode Libre, mais pas seulement Open Source, vraiment libre : nous n’avons pas de version communautaire restreinte compensées par une version premium plus complète mais non libre.

Le logiciel est entièrement libre. Seules quelques extensions techniques sont disponibles sous forme de plug-ins payants.

La version communautaire intègre toutes les fonctionnalités.

Enfin, notre mode de promotion est innovant : nous n’avons pas d’équipe commerciale.
On fait des devis, bien sûr, mais aucune démarche commerciale pro-active.
Nous ne démarchons pas les clients : c’est eux qui nous contactent.
En fait notre force commerciale, c’est notre communauté et la puissance du logiciel.
Cela va changer, car nous envisageons une croissance plus rapide dans les années à venir, avec donc des démarches commerciales pour nous faire mieux connaître.

Comment la pandémie COVID-19 a-t-elle affecté PROJEQTOR et comment gérez-vous cette crise?

Pascal Bernard : Nous avons vécu une très forte récession en début d’année 2020, surtout de mars à septembre.
On a dû adapter nos services, notamment nos formations, en renforçant notre offre de prestations à distance.
L’activité a annoncé une reprise à partir d’octobre, et depuis le début 2021, c’est le rush !
On sent que les entreprises n’en peuvent plus de décaler les mises en place d’outils collaboratifs.

On s’est aussi adapté au télétravail à 100%.
Le point le plus important, à mon sens, est une réunion équipe quotidienne.
On avait initié cette réunion sur la base de 1/4h à ½ heure max.
On essaye de s’y tenir, mais on voit bien qu’on n’y arrive pas, et cette réunion dure parfois 1 heure.
On voit bien que tout le monde à besoin de ce moment ou on se retrouve, même si on n’est pas en présentiel.

Avez-vous dû faire des choix difficiles et quelles sont les leçons apprises?

Pascal Bernard : On a la chance d’avoir une trésorerie solide et quelques très bons clients qui nous ont soutenu.
Donc pour l’instant on reste sur des orientations prudentes (pas de distribution de dividendes, pas de nouvelle embauche) mais pas de choix cornélien à faire.

Comment gérez-vous le stress et l’anxiété pendant cette période et comment vous projetez-vous, vous et PROJEQTOR dans le futur?

Pascal Bernard : Comme déjà cité, un point essentiel est le point équipe quotidien.
Ça permet de garder le contact et des habitudes de travail régulières.
Comme on fait cette réunion le matin et avec webcam, ça nous oblige à nous lever et nous préparer comme pour aller au bureau.

Pour le futur, le début d’année est prometteur. Je commence à repenser à agrandir l’équipe. J’espère qu’on aura l’occasion de retourner à nos bureaux au cours de l’été.

Qui sont vos concurrents et comment comptez-vous tirer votre épingle du jeu ?

Pascal Bernard : Nous avons de nombreux concurrents.
Il suffit de faire une recherche sur Google avec les termes « outil de gestion de projet » de voir le nombre de concurrents…
On va trouver MS-Project, Trello, Click-up, Asana, Monday, … (beaucoup avec des liens sponsorisés, il n’y a pas de secret…)

Mais nous avons plusieurs avantages forts :
1) La complétude de l’outil : beaucoup de nos concurrents sont juste des gestionnaires de tâches, souvent en mode Kanban.
C’est bien pour des petites équipes, des particuliers, ou des débutants en gestion de projet.
Mais les managers qui connaissent le périmètre à couvrir sont vite déçus par ces concurrents limités.
Quand ils découvrent ProjeQtOr, il y a un effet « Whaouu ! »… Il fait ça, super ! Et ça aussi ! Il ne va pas faire ça ? Si !
2) La liberté de notre Business Model : on peut essayer toutes les fonctionnalités sans débourser 1 centime.
Et même le mode hébergé que l’on propose est réversible : on restitue les données au client pour qu’il récupère son instance chez lui.
3) C’est un produit français.

Même si ça peut paraître anecdotique, pour certains clients, c’est important.

Un mot de la fin ?

Pascal Bernard : L’année 2020 a été une année difficile, de stagnation.

L’année 2021 s’annonce plus prospère.
Ce sera, je l’espère, un redémarrage fort et une croissance notable qui nous amènera à engager les actions pour accroitre notre notoriété et placer ProjeQtOr parmi les incontournables du domaine.

Votre site web ?

Pascal Bernard : www.projetor.org

 

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