Connect with us

INNOVATORS VS COVID-19

“Je ne vois pas de meilleur moment pour entreprendre qu’en sortie d’école”. Romain Rissoan – consultant-formateur en transformation digitale – nous raconte son parcours

Publié

-

Romain Rissoan Optedif formation

Tout d’abord, comment allez-vous et comment va votre famille en ces temps de COVID-19 ?

Romain Rissoan: Bonjour, tout va pour le mieux. Parlons peu mais bien, cette histoire de Covid est pour moi représentative de trois choses :

Tout d’abord qu’il faut (enfin), faire changer des choses que nous aurions du faire changer il y a bien longtemps. Notre consommation en carbone, notre consommation en matière plastiques, notre capacité à tuer des arbres en imprimant des rapports de bureau, nos administrations… Bref tous les systèmes soit disant sclérosés pour des raisons historiques peuvent et doivent enfin bouger et c’est tant mieux!

Ensuite, il est impératif de rester optimiste, d’être créatif, de faire preuve de résilience. Nous n’avons juste pas le choix. Le parfait contre exemple est ceux qui attendent que l’état vienne résoudre leurs problèmes. Nous sommes seuls face à nous même et ce qu’il y a de formidable c’est que les réponses à ces problèmes sont déjà écrites : 1) Arrêter de vouloir plus pour être heureux 2) Créer, innover et lâcher les acquis sur lesquels on est assis.

Enfin, et pour finir sur ce sujet, nous n’avons pas le droit de nous plaindre. En tant qu’occidentaux, nous avons toujours tout eu! Peu d’épidémie, un service de santé remarquable, des infrastructures importantes. Alors que des pays n’ont rien et pour lesquels cette maladie n’en est qu’une de plus.

En définitive, ça va et ça doit aller, nous devons être heureux et continuer à entreprendre chaque jour.

Parlez-nous de vous, de votre carrière et de la manière dont vous avez créé Optédif formation

Romain Rissoan: Je ne sais pas si on peut vraiment parler de carrière lorsque l’on a un profil d’entrepreneur comme le mien. Je parlerai plutôt de portfolio ou de tableau d’échecs et de succès.

Pour faire simple, lorsque je termine mon master entreprenariat fin 2007 je pressens que je vais me retrouver sur le marché du travail dévalorisé par le fait que je n’ai pas assez d’expérience professionnelle et un diplôme généraliste, bref un grand classique des BAC+5. Qui plus est, sans que je ne le sache encore, la crise des subprime atteignait déjà le marché de l’emploi. Et, ne souhaitant pas être mis sur le banc des remplaçants pendant deux ans attendre que mon heure de révélation vienne, j’ai choisis d’entreprendre.

J’insiste quelque peu sur ce point car je pense que c’est ce que vivent depuis plusieurs années les sortis d’école et à fortiori en post covid : On est mal payé, dévalorisé, quelque peu non responsabilisé. En plus de cela je voyais déjà le schéma de vie suivant se dessiner : j’ai 25 ans et pas d’expérience, à 35 ans j’en aurai mais des bouches à nourrir, à 45 ans j’aurai leurs études à financer, à 55 ans je manquerai d’énergie pour entreprendre. C’était tellement évident qu’il ne fallait pas attendre. En plus si tu échoues à 25 ans tu as toutes les excuses de la terre!

En bref, je ne vois pas de meilleur moment pour entreprendre qu’en sortie d’école.

Et donc pour résumer je me suis créé un statut d’agent commercial, j’ai commercialisé des produits financiers d’un fournisseur en suivant les protocoles de vente qu’il me donnait. ça a marché mais c’était peut créatif et, pour moi, trop honnête, pas assez lucratif. J’ai alors peu à peu été sensible à des entreprises qui cherchaient des formateurs sur des sujets que je qualifierai de “foireux” pour l’époque. Des sujets aujourd’hui simples comme les réseaux sociaux, le web etc mais compliqué à l’époque car rien n’était structuré, tout était à faire alors que les clients eux, attendaient des solutions toutes faites. Mais bon je me suis lancé et j’ai commencé à former sur tout ce qui touchait au digital ou le numérique sans que l’on utilise ce terme à l’époque.

Je me souviens parfois de formations interminables avec des discussions infructueuses relatives à une philosophie d’utilisation des outils et non l’outil en lui même. Par exemple, je me souviens une fois d’une formation WordPress pendant laquelle l’apprenant voulait télécharger tous les modules gratuit comme si il avait trouvé un trésor et voulait alors tout mettre dans son sanc avant que cela ne disparaisse.

Bref c’était le far west du numérique dirons nous.

Chemin faisant j’ai commencé à me structurer en créant une société, en positionnant des personnes pour faire le travail à ma place sur certains points. Aussi je garde à la fois cette position de chef d’entreprise et de freelance.

Aujourd’hui Optédif formation occupe le plus gros de mon temps mais en réalité il y a beaucoup plus qu’un simple organisme de formation derrière cette structure.

Comment Optédif formation innove-t-elle?

Romain Rissoan: En matière d’innovation, nous sommes en investissement important et constant. L’objectif est de rationaliser tout ce qui peut l’être. Nous avons tellement de demandes entrantes chaque jour que notre propre ennemi est nous même. A gérer trop de demandes on en gère mal un grand nombre d’entre elles. Il s’agit donc d’automatiser d’une part et de donner la possibilité aux clients et fournisseurs d’autre part de faire avancer leurs dossiers de manière autonome.

Nous avons par exemple des demandes de formation pour lesquelles nous devons échanger 10 fois par email avec le client pour parvenir enfin à nous entretenir par téléphone avec lui car il n’est pas assez disponible ou pas compétent pour répondre à nos questions alors que c’est lui même qui nous contacte à la base! Un enfer pour effectuer quelques jours d’intervention alors que des ESN facturent parfois des années de positionnement de leurs consultants chez leurs clients.

Nos principaux sujets d’investissements étant : La digitalisation à 100% des processus de gestion et la mise à disposition de solutions permettant à nos partenaires de faire avancer leurs dossiers.

Comment la pandémie COVID-19 a-t-elle affecté Optédif formation et comment gérez-vous cette crise?

Romain Rissoan: Vous voyez le ciel et ses nuages ? Ils sont là ? vous les voyez ? A quoi cela sert-il d’en parler chaque jour si ce n’est pour en parler de manière contemplative ? Le covid c’est pareil il est là, c’est fini on en parle plus on compose juste avec.

Concrètement ce sur quoi je bosse actuellement et qui m’enthousiasme c’est l’agencement d’une salle de formation Presentielle 360 : Une salle avec 4 caméras et des chaises permettant à des participants d’être physiquement présents, des distants de suivre la formation et des enregistrements permettant de tout enregistrer. J’ai pas mal avancé sur le sujet sans que cela me coûte un bras.

Il restera ensuite à évaluer le potentiel de revente de ce service. ça c’est intéressant! 😀

Que pourriez-vous dire à tout jeune startuper ou entrepreneur aujourd’hui ?

Romain Rissoan: Si il y a bien un moment pour entreprendre c’est maintenant. Le monde s’est définitivement ancré dans une incertitude permanente, covid or not covid, confinement or not confinement, event or canceled event. Plus c’est le chaos plus il y a besoin d’outils pour structurer. Pourquoi Uber s’en est sorti ? Car le marché des taxis était un bazar sans nom. Là c’est pareil. Les gens veulent des solutions simples face à des problèmes complexes et là il y en a beaucoup! En plus l’Etat arrose à gogo tous les projets de rebond en ce moment.

Votre site web ?

http://fr.romain-rissoan.fr/

Publicité
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Newsletter


Publicité

Top of the month