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Informatique

Vivoka : un logiciel qui vous permet d’intégrer facilement les technologies vocales dans vos métiers

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William Simonin Vivoka

Interview de William Simonin, Cofondateur et CEO de Vivoka.

Comment allez-vous et comment va votre famille en ces temps de COVID-19 ?

William Simonin : Très bien, c’est la nouvelle année, plein de nouveaux challenges ! Pour l’instant, tout le monde va bien et c’est le plus important, aussi bien dans la famille qu’à Vivoka, on croise les doigts !

Parlez-nous de vous, de votre carrière et de la manière dont vous avez créé ou rejoint Vivoka

William Simonin : Originaire de Corse, je suis venu faire mes études d’informatique à Epitech Nancy, étude que j’ai poursuivi en Angleterre en master d’entrepreneuriat. Lors de la fin de ma scolarité, avec mon associé Vincent (issue de la même promotion), nous avons eu l’idée de créer Vivoka après avoir vu le film Iron Man. Jarvis, l’IA révolutionnaire présente dans le film, nous a inspiré au point que nous avons souhaité la réaliser pour de vrai. Nous nous sommes donc lancés dans le développement de notre propre système de reconnaissance vocale à travers Vivoka.

Comment Vivoka innove-t-elle?

William Simonin : La principale innovation de Vivoka s’appelle le VDK (Voice Development Kit). C’est un logiciel qui permet à n’importe quelle entreprise de concevoir et de rajouter très simplement une interface vocale sur n’importe quel système (robotique, iot, appliance, bornes, application mobile, etc.). Grâce à la simplicité d’utilisation du VDK, il n’y a plus besoin d’avoir recours à un expert pour maîtriser ces technologies, qui deviennent donc à la portée de tous. De plus, les assistants vocaux conçus par le VDK fonctionnent sans Internet, et garantissent un contrôle total de la donnée.

Comment la pandémie COVID-19 a-t-elle affecté Vivoka et comment gérez-vous cette crise?

William Simonin : La pandémie nous a amenés à effectuer plusieurs adaptations :

Tout d’abord certaines verticales ciblées initialement (comme l’hôtellerie), ont été touchées de plein fouet par la crise. Il nous a donc fallu réagir et adapter notre offre en conséquence. Par l’intermédiaire d’une analyse terrain interne (mode commando), nous nous sommes aperçu que notre technologie pouvait permettre de répondre à une demande forte dans différents secteurs. En effet, plus personne ne souhaite aujourd’hui toucher une borne tactile ou un bouton d’ascenseur (on parle de touchless ou de no touch). Nous avons donc ciblé différentes verticales, et adapté notre technologie à un nouveau produit, le VDK, permettant à ces clients d’être en totale autonomie pour leur développement.

Cette crise nous a également contraint d’adapter notre management, notre façon de travailler (télétravail, gestion des clients à distance, etc..), comme pour beaucoup d’entreprises. Le tout avec un challenge de taille : le développement de la commercialisation du VDK, qui devait sortir le plus rapidement possible !
La mobilisation des équipes nous a permis d’avoir une V1 en novembre, et le produit a déjà été déployé sur plusieurs comptes.

L’équation a été favorable pour Vivoka, nous mesurons aujourd’hui une traction marché énorme et avons une longueur d’avance sur nos différents concurrents, le tout avec un produit ultra scalable, car fonctionnel en 37 langues, et déjà sur le marché. La cerise sur le gâteau a été l’ajout à notre bord de Luc Julia, fondateur de Nuance et de Siri, et VP Innovation de Samsung monde.

Avez-vous dû faire des choix difficiles et quelles sont les leçons apprises?

William Simonin : Durant cette période compliquée, nous avons pu observer un bon nombre d’entreprises et de start-ups autour de nous commencer à licencier afin d’avoir plus de visibilité et “attendre que ça passe”. Pour nous, c’était impossible de se séparer d’un collaborateur, surtout sans rien tenté ! Le fameux “mode commando”, qui a été mis en place pendant 8 semaines, consistait à impliquer toute la société sur des tâches commerciales (BDD, mailing, phoning,..) dans le but de trouver le plus rapidement les éléments qu’il nous fallait pour effectuer nos arbitrages stratégiques. Toute la société a participé, peu importe le poste.

Le succès de cette opération nous a permis non seulement de conserver la quasi-totalité de l’équipe, mais également d’en sortir grandi, avec un produit plus scalable, une technologie en avance sur la concurrence, et une traction marché supérieure que celle que nous avions en fin d’année dernière !

Nous avons appris qu’il est très important de rester agile et que ce type de situation peut rebattre les cartes, dans le bon comme dans le mauvais sens. Les idées, la prise de risques et l’implication des équipes dans les moments difficiles sont les clefs qui font la différence dans ce type de situation.

Comment gérez-vous le stress et l’anxiété pendant cette période et comment vous projetez-vous, vous et Vivoka dans le futur?

William Simonin : Durant cette période, nous avons pris la décision de rester totalement transparents avec les collaborateurs, l’idée est de ne pas avoir de tabou pour que tout soit clair et net pour tout le monde. Chaque lundi matin, nous prenions le temps d’expliquer les enjeux, les objectifs ou encore les accomplissements de la veille. Je pense que cela a beaucoup aidé pour éviter ces moments de stress ou d’anxiété. Le challenge était commun, et tout le monde a pu participer à sa réussite.

Le manque de visibilité peut en effet créer des situations anxiogène, mais tout le monde est dans le même bateau. À nous de faire la différence, et de se servir de ces moments pour devenir encore plus fort.

Il est très compliqué, voire impossible, de se protéger contre ce type d’imprévu. Nous devons donc rester agiles et garder l’esprit le plus clair possible pour prendre les meilleures décisions au bon moment, et nous adapter. Si nous restions sur la croissance prévue, au fil des années, la société sera de plus en plus solide et pourra être d’autant plus armée face à ce type de situation. À nous de rester agile dans notre mindset pour s’en servir comme d’un tremplin. Notre prochain challenge sera l’internationalisation, qui a commencé avec cette première édition du CES en visio, salon que nous faisons en physique à Las Vegas depuis 4 ans, qui est la principale rencontre de l’innovation mondiale.

Qui sont vos concurrents et comment comptez-vous tirer votre épingle du jeu ?

William Simonin : Nous avons différents types de concurrent, qui vont des GAFAs, jusqu’a des PME spécialisés sur certaines verticales ou certaines briques technologiques.

Notre force se trouve dans différents points, tout d’abord, notre technologie nous à permis d’utiliser un outil dont la prise en main est une révolution en tant que tel. Plus besoin d’être un expert de la voix pour concevoir une interface avec le VDK. Ensuite, la performance de notre solution réside sur des partenariats avec différents acteurs, dont CERENCE, leader mondial du domaine, qui nous offre également la carte de visite idéale pour nos déploiements (Bouygues, BPCE, CareOS, etc.). Le VDK est aujourd’hui à l’état de l’art dans les benchmarks de performance. À nous de garder cette longueur d’avance en continuant à innover.

Un mot de la fin ?

William Simonin : Le marché du vocal est un marché qui représente 8 Mds$ aujourd’hui. Les statistiques annoncent que ce marché dépassera les 25 Mds$ en 2025. Autrement dit, la demande est en pleine expansion, et correspond parfaitement aux ambitions de Vivoka.

Nous sommes aujourd’hui installés dans nos nouveaux locaux, avec une équipe motivée et un produit ultra concurrentiel. Cette année nous a montré que tout peut aller très vite et nous sommes bien déterminés à faire de 2021 l’année qui nous fera changer d’échelle.

Votre site web ?

William Simonin : https://vivoka.com/

 

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